Il faisait très doux à Paris en ce printemps 1989…C’était un vendredi et, vers 20 heures, j’étais attendue chez une amie qui m’avait invité pour rencontrer une personne… qui vous intéressera sûrement beaucoup.

C’était une réunion d’information et, en entrant dans un grand salon, je découvrais une quarantaine de personnes assises sur des fauteuils ou des chaises alignés côte à côte. A peine installée, face à moi, une porte s’ouvre et Myriam Brousse se présente. Son naturel, son humanisme profond firent que rapidement en confiance, chacun comprit la nécessité de sortir de sa bulle pour mieux ‘’entendre’’ !

A l’écoute du récit de sa vie de petite-fille en quête d’amour, de son éducation rigoureuse chez des religieuses, d’une grave maladie qui l’avait laissée quasiment mourante à l’hôpital et plus encore, de la visite incroyable d’un lama tibétain venu l’interroger : « Veux-tu vivre ? Si c’est oui, je peux t’aider ! »… De plus en plus attentifs, nous découvrions que Myriam Brousse avait eu le cran d’accepter un long combat pour apprendre à ‘’ressentir’’ en se déconnectant de toute analyse et jugement intellectuels.

Heureusement guérie et devenue une thérapeute avertie, elle affirmait, ce soir-là, qu’il peut y avoir rémission de nos maux, mais que cela ne peut être que provisoire si nous ne remontons pas à la source profonde d’inhibitions provoquées par des habitudes issues de la petite enfance…

« Oui, j’ai l’assurance que nos maux sont la résultante de nos mémoires engrammées tout au fond de nos consciences endormies. Et c’est avec vous que je souhaiterais partager les causes profondes de vos mal-être, de vos maladies grâce à mon expérience vécue en la mémoire cellulaire.»

Nous étions vivement intéressés par les propos de Myriam Brousse, ses qualités de ‘’passeur’’ et son langage à notre portée demandant un engagement indispensable de la part du patient pour une auto-guérison possible. Elle ajoutait aussi que personne ne doit agir sur l’autre, qu’aucun humain ne peut être sujet, objet ou complément dépendant d’un autre être humain.

Durant un long moment de questions-réponses propres à l’intérêt de chacun, Myriam Brousse continuait à nous apprendre que tant que nous n’aurions pas décelé et accepté l’événement premier, cause et déclencheur de mal-être, nos vieilles blessures se rappelleraient à nous et nous feraient souffrir…Que le passé influe sur le présent et que notre présent influe sur notre vision du passé… Que l’oubli n’efface rien. Que la mémoire cellulaire conserve ; stocke ; parle ; agit et peut éveiller vers notre plus grand mystère : soi-même.

Bien que concernée, je tentais de deviner quelle mémoire, quels souvenirs j’avais bien pu cacher et oublier au fond de mes tiroirs… J’étais sûre que s’il y avait une porte à ouvrir pour m’aider à traverser mes naïvetés et mes incompréhensions capitales, je m’y emploierais. Mais, perdue dans ce grand salon inconnu, tout m’interpellait et me troublait. Tout à coup, j’aperçois Myriam Brousse seule un instant alors, comme pour un appel au secours, j’ose lui poser une question précise : « Si je vous disais que je ne sais pas respirer… vous moqueriez-vous de moi ? ». Réponse Instantanée : « Non, venez me voir en Bretagne ! »

C’est alors que durant un séjour dans le Morbihan, grâce à l’apprentissage de la mémoire cellulaire et d’une certaine prise de conscience de mes origines, j’allais tenter découvrir les causes initiales de maux insupportables cycliquement revécus…Resterait à faire un long travail de libération afin que puisse commencer l’apprentissage de ‘’ma propre vie’’

Depuis ces années-là, de très nombreuses personnes se sont aussi ‘’découvertes’’ et d’autres se découvriront durant les séminaires de l’Ecole de Mémoire Cellulaire initiée par Myriam Brousse… Il n’est jamais trop tard pour se mettre en route et découvrir le langage de sa propre intériorité inscrite au cœur même de nos cellules.

En ce 21èmesiècle, de nombreux chercheurs s’accordent pour explorer les ressources fascinantes inscrites au cœur des cellules du corps humain, autrement dit la mémoire cellulaire et valident scientifiquement des connaissances ancestrales. Bien sûre, nous savions qu’une mauvaise alimentation malmenait notre digestion et nous comprenions que le ressenti de notre cerveau pouvait agir sur notre système digestif ! Mais depuis peu, la découverte est faite que l’inverse est vrai aussi !  Le ventre, organe sensible veillerait à notre digestion et échangerait des informations avec ‘’notre tête’’… Ainsi notre système digestif serait aussi notre deuxième cerveau et jouerait avec nos émotions !

Oui, la mémoire cellulaire nous réserverait encore bien des surprises…

Jeanine Vivot… Livre à découvrir … ‘’C’est écrit dans le corps’’

Et contes pour les petits à découvrir …http://contesetcontinesdejeanne.com